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Plaidoyer pour un Salon littéraire

Membres du Comité de rédaction Felicia Mihali, Marie-Andrée Lamontagne et Annabelle Moreau en réunion au 
sujet du Salon littéraire, octobre 2011. [Photo: Linda Leith]

Lecteur qui entres dans ce salon littéraire, tu en auras la preuve, pourvu que tu veuilles t’y attarder et ouvrir les yeux. Ici, en ce lieu conçu comme autant de plateaux d’un théâtre à scènes multiples où elle se donne à voir, la part occultée de la littérature dans nos sociétés sera montrée dans tous ses états, et de même sa part manifeste. La littérature, oui, est partout. 



 

 

 

 

Rencontre avec Linda Leith, par Marie-Andrée Lamontagne

Appartenir à une minorité littéraire est-il un atout pour un écrivain? L’establishment littéraire de Toronto aurait-il des réflexes de colonisés par  rapport aux écrivains anglo-québécois de Montréal qu’il ignore avec superbe, saufs’ils sont publiés à Londres et à New York et y reçoivent des prix ? En littérature, tout est-il politique ? Y compris le mot «bilingue», honni de certaines associations d'écrivains? À une certaine époque, le nationalisme aurait-il été la nouvelle religion des écrivains, tant au Québec qu’au Canada? 

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