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Rencontre avec Linda Leith, par Marie-Andrée Lamontagne

Appartenir à une minorité littéraire est-il un atout pour un écrivain? L’establishment littéraire de Toronto aurait-il des réflexes de colonisés par  rapport aux écrivains anglo-québécois de Montréal qu’il ignore avec superbe, saufs’ils sont publiés à Londres et à New York et y reçoivent des prix ? En littérature, tout est-il politique ? Y compris le mot «bilingue», honni de certaines associations d'écrivains? À une certaine époque, le nationalisme aurait-il été la nouvelle religion des écrivains, tant au Québec qu’au Canada? 

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