More articles

Patrick Froehlich, extrait d'Avant tout ne pas nuire

— On ne va pas s’encombrer d’une anesthésie pour un geste aussi simple. On peut s’en dispenser dans un quart des opérations chez le bébé.

J’acquiesce. Mon visage, derrière le masque chirurgical efficace pour absorber les vapeurs alcooliques résiduelles de la nuit, mime celui de l’enfant qui ne se taira donc pas tant que l’opération n’est pas terminée.

— S’il avait quatre ans, on ne dit pas, mais à six mois ou trois mois.

J’acquiesce à l’autorité que je désapprouve. Les animaux de laboratoire sur lesquels je m’entraîne à opérer sont mieux traités.
Je contrôle le bas de mon visage, le front au-dessus du masque reste plissé.

— Et il ne pourra pas rapporter à ses parents, affirme l’enseignant qui a connu la guerre à Lyon, qui y a vécu enfant, pendant que Klaus Barbie sévissait.

Militer avec sa plume

La présidente et co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David publiait à la fin du mois d’octobre 2011, De colère et d’espoir, un carnet sur ses quarante années d’engagement social et politique. L’occasion est belle pour (re)découvrir la plume de cette militante passionnée.

par Annabelle Moreau

8-Logos-bottom