Parking Nomade VII, animé par Marie-Andrée Lamontagne

Entretien avec Louis-Bernard Robitaille à l'occasion de la parution de  Dernier voyage à Buenos Aires  (éd. Noir sur Blanc, coll. «Notabilia»). Roman à la premier personne d’un jeune Américain, de bonne famille (Rhode Island), qui débarque à Paris dans les années 1960, où il rencontre Magda, qui va bouleverser sa vie. Roman d’apprentissage, évocation d’une ville mythique, quête identitaire d’une fille à qui l’époque ne permet pas d’aimer son père comme elle le voudrait, le roman raconte tout cela. L’auteur est depuis longtemps correspondant du quotidien montréalais La Presse à Paris et signe là son 5e roman. Passages savoureux sur les téléphones à jetons, les œufs durs qui traînent sur les comptoirs des bistros et les bus à plateforme  - entre autres objets des sixties à Paris. L'entretien, réalisé avec Marie-Andrée Lamontagne, fut diffusé une première fois à l'antenne de Radio Ville-Marie et est repris ici avec son aimable autorisation. 

Pour découvrir l'intégralité de l'entretien, cliquez sur le lien.

Reproduit avec l’aimable autorisation de Radio Ville-Marie.

© 2013, Marie-Andrée Lamontagne

Photo: Martine Doyon

Marie-Andrée Lamontagne est écrivain, éditrice, journaliste et traductrice. Chez Leméac Éditeur, notamment, elle a publié un roman (Vert), un recueil de nouvelles (Entre-monde) et un récit (La méridienne). De 1998 à 2003, elle a dirigé les pages culturelles du quotidien québécois Le Devoir, où elle collabore encore à l’occasion. Elle prépare actuellement une biographie de la romancière et poète Anne Hébert (à paraître aux éditions du Boréal). 

 

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Patrick Froehlich, extrait d'Avant tout ne pas nuire

— On ne va pas s’encombrer d’une anesthésie pour un geste aussi simple. On peut s’en dispenser dans un quart des opérations chez le bébé.

J’acquiesce. Mon visage, derrière le masque chirurgical efficace pour absorber les vapeurs alcooliques résiduelles de la nuit, mime celui de l’enfant qui ne se taira donc pas tant que l’opération n’est pas terminée.

— S’il avait quatre ans, on ne dit pas, mais à six mois ou trois mois.

J’acquiesce à l’autorité que je désapprouve. Les animaux de laboratoire sur lesquels je m’entraîne à opérer sont mieux traités.
Je contrôle le bas de mon visage, le front au-dessus du masque reste plissé.

— Et il ne pourra pas rapporter à ses parents, affirme l’enseignant qui a connu la guerre à Lyon, qui y a vécu enfant, pendant que Klaus Barbie sévissait.

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